À tout juste 16 ans, Maïana Prat a décroché le bronze au sol aux Championnats du monde de Rotterdam, devenant la troisième gymnaste Française médaillée mondiale à cet agrès. Pour Spot Gym, elle revient sur cette première épopée mondiale chez les seniors.

Maïana Prat a remporté le bronze au sol. Photo Maxime Curnillon / Spot Gym

Spot Gym : Maïana, tu es médaillée mondiale à 16 ans, que représente cette médaille pour toi ?

Maïana Prat : Elle représente beaucoup. Je suis très, très contente, parce qu’au départ, je pensais avant tout surtout à l’équipe, aux qualifications et à la possibilité de se qualifier pour la finale par équipes. J’avais aussi envie de faire la finale au sol mais je savais que ce serait plus compliqué mais j’ai réussi à me qualifier, j’étais donc déjà super fière. J’y suis vraiment allée pour prendre du plaisir, donner le maximum et profiter à fond. Mon entraîneur me disait aussi d’en profiter parce qu’on ne dispute pas souvent une finale mondiale. C’est ce que j’ai fait. En montant sur le praticable, je savais que c’était possible d’aller chercher une bonne note mais il fallait que je réussisse mon passage. Quand j’ai terminé, j’étais vraiment très contente de mon sol. Il fallait ensuite attendre la note et voir ce que cela donnerait au classement.

À quel moment la médaille est-elle devenue concrète ?

J’avais regardé les notes des autres gyms puisque je passais avant-dernière. Quand j’ai vu ma note, il me semblait que c’était la même que celle d’Abi Martin mais je me suis demandé si j’avais bien vu. Ensuite, quand j’ai découvert ma note et vu que j’étais deuxième, j’ai d’abord pensé que je m’étais peut-être trompée d’un dixième, avant de comprendre que nous avions obtenu la même note et que nous avions départagées sur la note d’exécution. J’étais contente parce que ça ne s’est finalement pas joué à grand chose. Mais j’étais aussi un peu surprise car il m’arrive de faire des sols avec des bonnes réceptions, et là, sur la première diagonale, je trouvais que ce n’était pas la meilleure réception que j’avais réalisée, alors je me suis dit que ça n’allait peut-être pas être suffisant. Mais au final, j’ai décroché la médaille de bronze et je suis vraiment très fière.

Quelles émotions as-tu ressenti à ce moment là ?

Beaucoup, beaucoup de joie ! On travaille pour ça. On fait des sacrifices. J’ai beaucoup travaillé la chorégraphie avec mon chorégraphe mais aussi les sauts gymniques, les acrobaties, tout ce qu’il y a dans mon sol en fait. Et puis j’étais surtout très contente d’avoir pris du plaisir. Je n’étais pas extrêmement stressée parce que j’avais vraiment abordé cette finale avec cette envie de profiter et je n’en retiens que du positif.

Cette envie de profiter et de prendre du plaisir t’a-t-elle permis de ressentir moins de pression et d’être plus libérée sur le praticable ?

Vous souhaitez lire la suite de cet article Premium ?

Déjà abonné ? Je me connecte ci-dessous.
Pas encore abonné ? Je m’abonne pour 2,99€/mois.