Elle a repris comme si elle n’était jamais vraiment partie. Après plusieurs mois d’arrêt, Mélanie De Jesus Dos Santos, qui ne s’était plus entraînée depuis les Jeux Olympiques de Paris, a retrouvé ses repères à une vitesse presque déroutante. Comment vit-elle son retour à la salle ? Dans quel état d’esprit est-elle ? Quel est ce mécanisme qui lui permet de revenir si bien ? Elle se livre en exclusivité pour Spot Gym à quelques confidences.

Mélanie De Jesus Dos Santos aux Internationaux de France, à Bercy, en septembre 2023. Photo Cybile C. Photography

Le rendez-vous est pris par téléphone. Après trois sonneries, Mélanie De Jesus Dos Santos décroche avec un bonjour doux et mélodieux. En fond sonore, le bruit des vagues. Elle s’était installée sur la plage, après avoir suivi un cours d’anglais. De retour à la Martinique depuis la fin des Jeux Olympiques de Paris, la médaillée mondiale et européenne semble apaisée. Heureuse d’avoir retrouvé ses terres qu’elle avait quitté plus jeune pour venir s’entraîner en métropole. Sa voix porte une sérénité nouvelle, comme si le rythme de l’île avait doucement remplacé celui, plus intense, qu’elle avait pu connaître jusque-là. Une sérénité qui lui a permis de retrouver le chemin de la salle d’entrainement après plus d’un an d’arrêt et de retrouver rapidement des sensations. De très bonnes sensations.

Comme si le temps s’était arrêté

Quand elle est revenue à l’entraînement en janvier dernier, Mélanie De Jesus Dos Santos, aujourd’hui âgée de 26 ans, ne s’attendait pas à ça. Pas à cette sensation, à cette fluidité, à cette impression étrange de continuité. « Quand j’ai repris la gym, je n’avais pas l’impression d’avoir arrêté si longtemps » , confie-t-elle. Comme si le temps s’était suspendu. Comme si les gestes étaient restés là, en attente. Prêts à revenir.

Et très vite, ces gestes sont revenus. Au trampoline d’abord où elle a repris les acrobaties. Back full, back full tendu, full full, autant d’éléments qu’elle a réussi à reprendre presque naturellement. Puis aux barres. Shapo, shapo demi, sortie en back full tendu, les difficultés revenaient les unes après les autres.

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