Huit mois après son opération de l’épaule, Léo Saladino a retrouvé la scène internationale ce samedi lors d’un match NCAA disputé à Stanford en clôture d’un stage de l’équipe de France entamé début mars. Une reprise symbolique pour le gymnaste tricolore, absent du circuit international depuis les championnats d’Europe de mai dernier, où il avait décroché l’argent au concours général.

Léo Saladino. Photo Cabile C. Photography

Après avoir pris le temps de soigner une épaule douloureuse afin de se projeter sereinement vers les Jeux Olympiques de Los Angeles, le gymnaste de 23 ans a rapidement retrouvé sa place au sein du collectif France. Convoqué avec onze autres gymnastes tricolores pour ce stage outre-atlantique, il a ainsi pu découvrir un match NCAA et vivre en immersion pendant deux semaines au sein d’un prestigieux campus universitaire américain.

Samedi soir, lors du match qui opposait la France à Stanford, Air Force, California et Québec, il a présenté trois agrès : le sol (13,500), le saut (13,650) et les barres parallèles (14,050). Trois passages solides qui lui ont permis d’engranger de la confiance après une longue période d’arrêt et de confirmer par la même occasion sa solidité aux barres parallèles notamment, où il a signé la troisième meilleure performance de la rencontre à cet agrès, derrière David Shamah (14,300) et Asher Hong (14,250).

 

Avant ce rendez-vous américain, le gymnaste de 23 ans qui partage son quotidien entre l’INSEP et Antibes avait déjà effectué un premier retour à la compétition en février dernier avec son club de Vallauris, lors de la deuxième journée de Top 12. L’occasion de retrouver de premières sensations avant de retrouver la scène internationale. Cette fois-ci à Stanford, Léo Saladino, véritable pilier du collectif GAM en France, a franchi une nouvelle étape, poursuivant sa montée en puissance après plusieurs mois d’absence. De quoi poser de bonnes bases pour la suite.

Léo Saladino en Top 12 avec son club de Vallauris. Photo Pierre Brecqueville PB Photographies